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Les Ghanéens rejettent l’installation d’une « base militaire » américaine dans leur pays

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Un soldat américain lors d'un évenement commémoratif à Accra, au Ghana

Après les révélations sur la signature d’un accord sur l’implantation présumée d’une base militaire américaine au Ghana, les Ghanéens ont exprimé leur indignation face à l’accord qui doit encore être approuvé par le Parlement.

L’Institut ghanéen de gouvernance et de sécurité (GIGS) exhorte le Parlement et le gouvernement ghanéen à rejeter une proposition d’établissement d’une supposée base militaire américaine au Ghana mettant en garde contre de graves conséquences pour les Ghanéens et le pays dans son ensemble

Cette déclaration fait suite á l’envoie d’un document « secret » au parlement pour approbation la semaine dernière par le ministre de la Défense du Ghana, Dominic Nitiwul, a été publié mardi par les portails d’information locaux. Il a révélé que le gouvernement du Ghana a négocié avec les États-Unis au cours des huit derniers mois pour mettre en place des installations militaires dans le pays.

Selon le GIGS, l’implication de l’accord est que si autorisé à être adopté par le Parlement, pourrait mettre en danger la paix du pays.

« Nous voulons avertir le gouvernement que, cet accord portera atteinte à la sécurité nationale et à la souveraineté pour laquelle, s’il est compromis, sa répercussion sur le Ghana sera sévère au-delà des réparations »

L’accord accorde aux forces américaines et aux contractants un accès et une utilisation sans entrave des installations et zones convenues et le Ghana fournira gratuitement aux Etats-Unis toutes les installations et zones convenues, y compris celles qui sont utilisées conjointement par les forces des États-Unis et le Ghana. « 

« Les forces et les entrepreneurs des États-Unis ne seront pas tenus de payer des taxes ou des frais similaires au Ghana dans le cadre du présent accord » et seront exemptés de toute inspection, licence, autres restrictions, droits de douane ou autres frais. Au Ghana « , indique l’accord de 12 pages qui, entre autres, autorise les Etats-Unis à utiliser librement les fréquences radio du Ghana.

« Le GIGS est consterné par la révélation de l’accord et se demande si le ministre de la Défense comprend les implications de l’accord qui a été approuvé par le Gouvernement du Ghana », a déclaré son directeur exécutif, David Agbee dans un communiqué. « Nous avons malheureusement également pris note de la confirmation par le ministre de la Défense, Dominic Nitiwul de l’accord et de la note au Parlement pour sa ratification », a-t-il déclaré.

L’accord n’a pas été bien reçu par le public ghanéen dans son ensemble, surtout après des années de déni de la part du gouvernement du Ghana et des Etats-Unis, selon lesquels il n’était pas prévu d’établir une base dans le pays.

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Aminata Touré, vice-présidente d’un parlement en Allemagne, une première pour une « Afro-Allemande »

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Aminate Touré est souvent décrite comme combative lors de ses prises de parole

Avec 46 voix sur 69, Aminata Touré est officiellement devenue, depuis ce mercredi 28 août, vice-présidente du Parlement du Land de Schleswig-Holstein, dans le nord de l’Allemagne. Elle est la première Afro-Allemande à occuper ce poste.

Un poste important où la jeune femme de 26 ans arrive avec de nombreuses ambitions et beaucoup de joie, comme elle l’écrit dans le tweet ci-dessous.

Aminata Touré@aminajxx

Danke für die Wahl zur Vizepräsidentin des Landtages Schleswig-Holstein.

Damit bin ich nun die erste afrodeutsche und jüngste Vizepräsidentin.

Ich freue mich auf die nächsten 2,5 Jahre mit dieser neuen zusätzlichen Aufgabe!

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« Pour une société ouverte et égalitaire »

Avec ce poste, Aminata Touré, endosse donc un sacré costume ! En Allemagne, les parlements régionaux prennent des décisions importantes pour la police, les crèches, les universités, les transports…

Née en Allemagne de parents maliens, la jeune femme veut se battre pour une société ouverte et égalitaire. « Quand on regarde les chiffres, ce sont plus de 20% des personnes en Allemagne qui sont issues de l’immigration », insiste-t-elle. « Je pense que quelque chose comme ça doit aussi se retrouver dans la politique parce que sinon certaines réalités de la vie ne seront pas reflétées. »

Allemande ? Malienne ? Les deux !

La vie d’Aminata Touré, son parcours, est un mélange de culture allemande, le pays où elle a grandi, et du Mali, le pays de ses parents et ses racines. « J’ai toujours eu les deux mondes en moi : l’origine de mes parents – le Mali ; et le pays où je vis – l’Allemagne », confie-t-elle. « À un moment donné, je ne voulais plus avoir à me décider pour un des deux pays. Alors j’utilise un terme inventé par un mouvement féministe de femmes noires, ici en Allemagne : Afro-Allemand. »

Schleswig-Holstein Die Grünen Landtagsabgeordnete | Aminata Touré (DW/M.Soric)Aminata Touré est la plus jeune vice-président d’un parlement régional en Allemagne

Sûre d’elle, combative, comme on la décrit souvent dans la presse ou dans le milieu politique, Aminata Touré a étudié la politique et la philosophie. Un stage auprès d’un commissaire aux réfugiés de sa région fini de la convaincre de se lancer en politique. Aujourd’hui elle veut se battre pour que les réfugiés soient mieux et plus vite intégrés. « Je ne pense pas qu’une forme de politique répressive dans le domaine de l’asile amène les gens à se dire : Ok, je ne vais pas fuir en Allemagne, ou dans un autre pays maintenant, parce que la législation est ainsi. La loi ne change rien, la misère est encore là. »

Egalité hommes-femmes

Aminata Touré veut aussi faire avancer l’égalité hommes-femmes en Allemagne et en politique. Elle s’affiche aussi clairement contre l’extrémisme : qu’il s’agisse de l’islamisme ou de l’extrême droite. Le début d’un combat pour la démocratie comme elle le répète souvent. Un combat que ses parents, qui ont longtemps eu peur de se faire expulser d’Allemagne, ont suivi, mercredi, depuis les tribunes du parlement régional, lors de l’élection.

Aminata Touré restera à ce poste pour deux ans et demi environ, jusqu’en 2022, lors des prochaines élections régionales dans sa région.

Avec DW

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Les États-Unis commémorent l’arrivée d’Angela, première esclave africaine

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Ce week-end, les États-Unis commémorent les 400 ans de l’arrivée d’Angela sur le sol américain. Angela est la première esclave officiellement recensée par les colons britanniques. Arrivée par bateau depuis le Ndongo – l’ancien nom de l’Angola -, en 1619, elle a accosté dans l’État de Virginie, où un mémorial est aujourd’hui construit. Baptisé Fort Monroe, il est ce week-end le théâtre de festivités pour rendre hommage à Angela et aux millions d’autres Africains réduits en esclavage.

Les cérémonies de Fort Monroe ont un but précis : célébrer la contribution des Africains réduits en esclavage à la société américaine. Lectures, concerts, conférences… Le programme du week-end est chargé, avec un point culminant dimanche.

« Dimanche sera ce qu’on appelle le Jour de la guérison, explique Terry E. Brown, surintendant du mémorial de Fort Monroe. Nous allons amener une cloche, et nous la ferons sonner à travers tout le pays à 3 heures de l’après-midi. Nous allons la faire sonner pendant 4 minutes. Chaque minute représentera un siècle. »

Terry E. Brown est lui-même un descendant d’esclaves. Sa famille est originaire du Cameroun. Il explique l’importance de rendre hommage aux premiers esclaves américains.

« Ils ont enduré des conditions de vie parmi les plus oppressives qui soient, dit-il. Mais ils ont été capables de se réinventer. Ils n’ont pas fait que survivre à l’esclavage, ils ont créé cette réponse fraîche et vibrante en construisant des familles, des musiques, des langages, de nouvelles formes d’art. Donc nous allons rendre hommage à leur système de valeurs, à leur persévérance et à leur beauté. Je suis honoré de pouvoir le faire. »

Aux États-Unis, l’esclavage aura officiellement duré 246 ans, depuis l’arrivée des premiers esclaves en 1619 jusqu’à son abolition en 1865.

♦ « J’ai découvert mes liens avec le Cameroun »

Terry E. Brown dirige ce lieu de mémoire depuis 2016. Il est le premier Afro-Américain à occuper ce poste, et a découvert il y a peu, grâce à un test ADN, que sa famille a, elle aussi, subi l’esclavage. Il l’a raconté à RFI.

« J’ai toujours voulu en savoir plus sur mon passé, et quand je suis arrivé à Fort Monroe en 2016, que j’ai appris ce qu’il s’était passé ici, j’ai su qu’il fallait que j’en sache plus sur ma propre histoire. Quand j’ai appris que j’avais des liens avec le Cameroun, ça a rendu tout ça tellement spécial. Je me suis assis, et j’ai pleuré parce que c’était tellement émouvant de connaître le parcours de ma famille. Je pouvais enfin commencer à reconstituer le puzzle. »

« Je ne sais pas énormément de choses sur mes ancêtres pour le moment, sauf qu’ils sont arrivés aux États-Unis par les États de Virginie et de Caroline du Nord. C’est intéressant parce que cela veut dire qu’ils sont certainement passés par le Cap Old Comfort, là où se trouve Fort Monroe. Je n’arrête pas de penser :  » Waouh ! Est-ce que mes ancêtres ont pu débarquer ici en 1619 ?  » Je n’en ai aucune idée, mais ça n’a pas d’importance. Ma culture a subi l’esclavage, et je m’en rends compte chaque jour à Fort Monroe. »

Les archéologues sur la trace du propriétaire d’Angela

Arrivée par l’État de Virginie, Angela avait été achetée par le capitaine William Pierce, un riche marchand de plantes. Aujourd’hui, une association d’archéologues, la Jamestown Rediscovery Foundation tente de comprendre la vie d’Angela et de son propriétaire en fouillant le site où ils ont vécu.

En presque deux ans de recherches, l’équipe d’archéologues a mis au jour de nombreux objets de la propriété du colon William Pierce.

« Nous avons trouvé 300 objets qui témoignent du système esclavagiste nord-américain,explique David Givens qui dirige les fouilles. Sur le site, nous avons donc 246 ans d’esclavage sous nos yeux, révélés par l’archéologie. Le site est divisé en plusieurs parties. Il y a un premier site, celui d’Angela, mais nous travaillons aussi sur une plantation du XIXe siècle. »

Le site de fouilles se trouve à Jamestown, à une soixantaine de kilomètres du Cap Old Comfort, là où Angela a posé le pied aux États-Unis en 1619. Pour David Givens, ce travail archéologique ne permet pas uniquement de comprendre le passé des États-Unis.

« Ces fouilles montrent aussi ce que nous sommes, en tant que nation, dit-il. Donc je vais probablement passer le reste de ma carrière à tenter de comprendre pas seulement comment deux cultures, celles des colons et des esclaves, ont fabriqué notre nation, mais comment nous sommes devenus Américains. »

Les fouilles du site sont prévues jusqu’à la fin de l’année 2019.

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Le Ghana et l’Angola signent un accord de suppression de visa

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le vendredi 9 août, la présidente Nana Akufo-Addo du Ghana a tenu des entretiens bilatéraux avec son homologue le président João Manuel Gonçalves Lourenço de l’Angola, dans le but d’approfondir et de renforcer les liens existant entre les deux pays.

Au cours de cette rencontre, des accords sur la dispense de visa pour les ressortissants des deux pays et sur la mise en place d’une commission bilatérale de coopération dans le domaine de l’eucation  ont été signés.

Les accords ont été signés par Shirley Ayorkor Botchwey Vice-Ministre ghanéenne des Affaires étrangères, et Manuel Domingos Augusto, Ministre des Relations extérieures Angolais, lors d’une visite officielle de deux jours en Angola.

L’un des accords prévoit que le Ghana formera des élèves angolais aux niveaux élémentaire et secondaire dans l’apprentissage de la langue anglaise, qui sera animée par l’Institut des langues du Ghana.

De plus, un programme d’échange réunira un maximum de 100 étudiants angolais pour étudier l’anglais au Ghana pour une durée de 6 mois et enverra des tuteurs ghanéens en Angola suivre des programmes de formation.

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