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POLITICS

Djibouti: Au moins 20 migrants sont morts mercredi dans le Golfe d’Aden

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Au moins 20 migrants sont morts mercredi dans le Golfe d’Aden, entre Djibouti et le Yémen, annonce ce jeudi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour l’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique, dans un communiqué. « Les survivants pensent qu’au moins 20 personnes ont été tuées. Certains sont toujours portés disparus. Cinq corps ont été retrouvés sur la côte » de Djibouti, a déclaré à l’AFP Yvonne Ndege, porte-parole de l’organisme international. Des survivants, soignés par l’OIM dans la ville djiboutienne d’Obock, ont raconté qu’au moins deux cents migrants étaient entassés dans leur bateau, qui a quitté Djibouti mercredi matin. « Trente minutes après le départ, les passeurs ont forcé environ quatre-vingts personnes à se jeter à l’eau », précise l’OIM. »Nous travaillons étroitement avec les autorités djiboutiennes pour porter assistance aux migrants, mais la tragédie de mercredi est une preuve supplémentaire que des criminels continuent d’exploiter pour l’argent des personnes prêtes à tout pour améliorer leurs conditions de vie, sans considération pour les conséquences », a déclaré Stéphanie Daviot, responsable de l’OIM à Djibouti.Le détroit de Bab el-Mandeb, qui sépare Djibouti du Yémen, donne lieu à un trafic de migrants et de réfugiés dans les deux sens, des Yéménites fuyant la guerre et des Africains allant tenter leur chance dans la péninsule arabique. Il s’agit du troisième incident de ce type ces six derniers mois, note l’OIM.

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Business

Le géant Américain Stripe achète Paystack, leader du paiement en ligne au Nigeria.

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Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé, mais il serait supérieur à 200 millions de dollars selon des médias américains, soit l’une des plus grosses acquisitions de start-up jamais réalisées en Afrique.

«Plus de 60 000 entreprises au Nigeria et au Ghana utilisent Paystack pour recevoir des paiements en ligne et hors ligne en toute sécurité et développer de nouveaux modèles d’affaires», précise le communiqué de Stripe.

Basé à Lagos, Paystack assure plus de la moitié des transactions en ligne au Nigeria et souhaite se développer sur le continent africain, où le marché du commerce en ligne est en croissance de plus de 20 % par an.

«Cette acquisition donnera à Paystack les ressources pour développer de nouveaux produits […] et consolider le marché africain hyperfragmenté des paiements», a déclaré un dirigeant de Stripe, Matt Henderson, cité dans le communiqué.

«Nous sommes heureux d’accélérer notre expansion géographique et d’introduire plus de méthodes de paiement, plus de services à valeur ajoutée et une intégration plus poussée avec les plateformes mondiales», a réagi dans le même communiqué le cofondateur de Paystack, Shola Akinlade. Dans une vidéo diffusée sur Twitter, M. Akinlade décrit lui-même Paystack comme un «Stripe pour l’Afrique».

La start-up continuera son activité «de manière indépendante» et intégrera à terme le réseau mondial de paiements et de trésorerie du leader américain. L’acquisition est toutefois soumise à l’approbation des autorités de régulation.

Lancée en 2011 par deux Irlandais, les frères Patrick et John Collison, la société californienne Stripe est désormais valorisée à 36 milliards de dollars (environ 30 milliards d’euros). Elle compte parmi ses clients de très nombreuses start-up ainsi que des grands groupes, dont les géants du numérique, dans plus de 25 pays.

Avec AFP

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Education

Dehlia Umunna, première professeure nigériane à la Harvard Law School

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Photo: Harvard Law School

Dehlia Umunna, directrice adjointe et formatrice clinique à l’Institut de justice pénale de la Harvard Law School, est la première Nigériane à être nommée professeur à la Harvard School of Law.

Umunna est chargée de cours à la Harvard Law School depuis 2007. Elle a commencé à travailler à la Harvard Law School en 2007 et elle est également directrice adjointe et formatrice clinique au Harvard Law School Criminal Justice Institute (CJI).

De 2002 à 2007, Umunna a été professeur auxiliaire de droit à l’Université américaine du Washington College of Law.

Aujourd’hui, Dehlia Umunna, 43 ans, mère de deux enfants, est devenue la première Nigériane à être nommée professeur dans cette prestigieuse école. 

Martha Minow, doyenne de la Harvard Law School, a depuis déclaré : « Les étudiants de Dehlia la vénèrent ; ses collègues de la HLS et à l’échelle nationale la considèrent comme un défenseur, un enseignant et un mentor exemplaires.« 

Avant de rejoindre Harvard, Dehlia Umunna a passé plusieurs années au Service de la défense publique pour le District de Columbia en tant que procureur. Certains de ses cas ont retenu l’attention des médias à l’échelle nationale.

Umunna est titulaire d’un diplôme en droit du George Washington University Law Center, d’une maîtrise en administration publique (MC) de la Harvard Kennedy School of Government et d’une licence en communications de la California State University, San Bernardino.

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CULTURE

Le saxophoniste camerounais Manu Dibango est mort des suites du Covid-19 à 86 ans

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Légende de l'afro-jazz, le saxophoniste Manu Dibango est mort des suites du Covid-19
Le saxophoniste Manu Dibango est mort à 86 ans des suites du Covid-19, ont indiqué ses proches mardi dernier. Le chanteur et musicien de jazz camerounais était hospitalisé en région parisienne après avoir été contaminé par le virus.

« Chers parents, chers amis, chers fans, une voix s’élève au lointain… C’est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Manu Dibango, notre Papy Groove, survenue le 24 mars 2020 à l’âge de 86 ans, des suites du Covid-19 », a annoncé la famille du saxophoniste dans un communiqué.

Manu Dibango durant un concert à Abidjan en 2018.

60 ans de carrière et auteur d’un des plus grands tubes planétaires de la musique world, « Soul Makossa » (1972),

Né à Douala, Emmanuel N’Djoke Dibango était arrivé à Marseille en 1949. Fait chevalier de la Légion d’honneur en 2010, « Papa Manu » avait célébré ses 60 ans de carrière l’an dernier avec son « Safari symphonique » mêlant jazz et musique classique.

« Soul Makossa », le morceau qui l’a fait naître, a connu un étonnant destin. Ce n’était au départ que la face B d’un 45 tours dont le titre phare était un hymne pour l’équipe de foot du Cameroun à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations. Repéré par des DJs new-yorkais, le titre a connu mille vies. Manu Dibango avait même accusé Michael Jackson de plagiat sur un morceau de l’album « Thriller ». Un accord financier avait finalement été trouvé.

Le 18 mars, la contamination de l’artiste avait été annoncée sur sa page Facebook« Les obsèques auront lieu dans la stricte intimité familiale, et un hommage lui sera rendu ultérieurement dès que possible », indique la famille dans son communiqué.

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BUZZ

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