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États-Unis. Une une policière blanche condamnée à 10 ans de prison pour avoir tué son voisin noir

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Une ex-policière américaine Blanche de Dallas, au Texas, qui affirme avoir tué par erreur son voisin noir après s’être trompée d’appartement, a été reconnue coupable du meurtre de l’homme en question, mardi.

Jugée par un tribunal de Dallas, Amber Guyger, 31 ans, avait été reconnue mardi coupable de meurtre sur la victime, Botham Jean.

Elle encourait entre cinq et 99 ans de prison. L’accusation réclamait qu’elle soit condamnée à 28 ans de réclusion, l’âge qu’aurait eu aujourd’hui sa victime.

Après l’énoncé de la sentence, la juge Tammy Kemp est allée enlacer la mère de Botham Jean, Allison, en lui glissant quelques mots à l’oreille. Elle a ensuite brièvement échangé avec la condamnée, qui devait être incarcérée dès sa sortie du tribunal

Au Texas, la peine pour meurtre varie entre 5 et 99 ans de prison. Le jury devrait revenir en cour, mardi après-midi, pour la phase de détermination de la peine.

Les faits liés à cette mort inhabituelle n’ont pas été contestés durant le procès. En septembre 2018, l’accusée s’est rendue au logement de la victime, situé directement au-dessus du sien, et elle a constaté que la porte était déverrouillée.

La femme n’était plus en service, mais portait toujours son uniforme, après un long quart de travail, lorsqu’elle a abattu M. Jean avec son arme de service. L’homme de 26 ans mangeait de la crème glacée avant que l’ex-policière n’entre dans son logement.

M. Jean, qui a grandi dans le pays caribéen de Sainte-Lucie, est arrivé aux États-Unis pour  ses études l’Université et a commencé sa carrière comme comptable.

Sa mort par balle a suscité un fort intérêt en raison des circonstances étranges de l’événement, mais aussi parce qu’il s’agissait d’un nouveau cas d’hommes noirs sans armes abattus par des policiers blancs.

Un homme noir de 26 ans ayant été à l’université, qui a reçu sa formation de comptable, et qui travaillait pour l’une des trois plus grandes firmes comptables du monde… Tout cela ne devrait pas être nécessaire pour que les Américains noirs et basanés obtiennent justice dans ce pays, a déclaré Benjamin Crump, l’un des avocats de la famille Jean.

Me Crump affirme que, désormais, les policiers ne peuvent pas se cacher derrière leur badge, mais ils devront plutôt faire face à la justice pour leurs gestes illégaux.

Le jury qui a présenté un verdict de culpabilité était largement composé de femmes et de gens provenant des minorités culturelles.

Mme Guyger a été arrêtée trois jours après les faits. Elle a par après été congédiée et accusée de meurtre, mais n’a pris publiquement la parole à ce sujet que lors de son témoignage, vendredi dernier.

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[VIDÉO] En plein procès, il prend dans ses bras celle qui a tué son frère

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Un moment particulièrement touchant s’est déroulé mercredi à Dallas, quand le frère de la victime d’une ex-policière s’est levé pour prendre dans ses bras celle qui a été condamnée à 10 ans de prison.

• À lire aussi – 10 ans de prison pour une policière blanche qui avait tué son voisin noir

L’ex-policière américaine blanche a été condamnée mercredi à 10 ans de prison pour avoir abattu chez lui, au Texas, en 2018, un voisin noir. Elle avait par la suite affirmé s’être trompée d’appartement.

Amber Guyger, qui venait de terminer son service et portait encore son uniforme, était entrée dans un appartement à l’étage au-dessus du sien le 6 septembre 2018. Dans la pénombre, pensant avoir affaire à un intrus, elle avait ouvert le feu sur le jeune homme de 26 ans, qui était assis sur son canapé et n’était pas armé.

Brandt Jean, 18 ans et frère de la victime, s’est directement adressé à l’ex-policière en cour, pour lui dire qu’il ne souhaitait pas la voir pourrir en prison.

«Je vous aime en tant que personne. Je ne vous souhaite rien de mal», a-t-il déclaré, ému.

Le jeune homme a alors demandé à la juge Tammy Kemp la permission d’enlacer la condamnée.

Brandt Jean a rejoint Amber Guyger sur le plancher du tribunal, puis ils se sont serrés dans les bras l’un de l’autre, offrant aux personnes présentes un moment d’une rare intensité.

L’avocat de l’ex-policière a avoué que la scène était «la chose la plus incroyable qu’il ait vue dans une salle d’audience».

Lors du procès, qui s’est ouvert début septembre, la jeune femme avait expliqué avoir garé sa voiture au mauvais étage, sans se rendre compte de son erreur, puis s’être dirigée vers le mauvais appartement.

Elle soutenait avoir commis une «tragique erreur» de jugement due à une longue journée de travail, disant avoir tiré par «peur de mourir».

L’accusation a également révélé mercredi, avant la délibération du jury, l’existence de messages racistes envoyés à son partenaire quelques mois avant le drame.

Initialement poursuivie pour «homicide involontaire», Amber Guyger avait ensuite été inculpée pour «meurtre». Elle a été licenciée de la police de Dallas, pour laquelle elle travaillait depuis quatre ans.

 

avec JDM

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Aminata Touré, vice-présidente d’un parlement en Allemagne, une première pour une « Afro-Allemande »

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Aminate Touré est souvent décrite comme combative lors de ses prises de parole

Avec 46 voix sur 69, Aminata Touré est officiellement devenue, depuis ce mercredi 28 août, vice-présidente du Parlement du Land de Schleswig-Holstein, dans le nord de l’Allemagne. Elle est la première Afro-Allemande à occuper ce poste.

Un poste important où la jeune femme de 26 ans arrive avec de nombreuses ambitions et beaucoup de joie, comme elle l’écrit dans le tweet ci-dessous.

Aminata Touré@aminajxx

Danke für die Wahl zur Vizepräsidentin des Landtages Schleswig-Holstein.

Damit bin ich nun die erste afrodeutsche und jüngste Vizepräsidentin.

Ich freue mich auf die nächsten 2,5 Jahre mit dieser neuen zusätzlichen Aufgabe!

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« Pour une société ouverte et égalitaire »

Avec ce poste, Aminata Touré, endosse donc un sacré costume ! En Allemagne, les parlements régionaux prennent des décisions importantes pour la police, les crèches, les universités, les transports…

Née en Allemagne de parents maliens, la jeune femme veut se battre pour une société ouverte et égalitaire. « Quand on regarde les chiffres, ce sont plus de 20% des personnes en Allemagne qui sont issues de l’immigration », insiste-t-elle. « Je pense que quelque chose comme ça doit aussi se retrouver dans la politique parce que sinon certaines réalités de la vie ne seront pas reflétées. »

Allemande ? Malienne ? Les deux !

La vie d’Aminata Touré, son parcours, est un mélange de culture allemande, le pays où elle a grandi, et du Mali, le pays de ses parents et ses racines. « J’ai toujours eu les deux mondes en moi : l’origine de mes parents – le Mali ; et le pays où je vis – l’Allemagne », confie-t-elle. « À un moment donné, je ne voulais plus avoir à me décider pour un des deux pays. Alors j’utilise un terme inventé par un mouvement féministe de femmes noires, ici en Allemagne : Afro-Allemand. »

Schleswig-Holstein Die Grünen Landtagsabgeordnete | Aminata Touré (DW/M.Soric)Aminata Touré est la plus jeune vice-président d’un parlement régional en Allemagne

Sûre d’elle, combative, comme on la décrit souvent dans la presse ou dans le milieu politique, Aminata Touré a étudié la politique et la philosophie. Un stage auprès d’un commissaire aux réfugiés de sa région fini de la convaincre de se lancer en politique. Aujourd’hui elle veut se battre pour que les réfugiés soient mieux et plus vite intégrés. « Je ne pense pas qu’une forme de politique répressive dans le domaine de l’asile amène les gens à se dire : Ok, je ne vais pas fuir en Allemagne, ou dans un autre pays maintenant, parce que la législation est ainsi. La loi ne change rien, la misère est encore là. »

Egalité hommes-femmes

Aminata Touré veut aussi faire avancer l’égalité hommes-femmes en Allemagne et en politique. Elle s’affiche aussi clairement contre l’extrémisme : qu’il s’agisse de l’islamisme ou de l’extrême droite. Le début d’un combat pour la démocratie comme elle le répète souvent. Un combat que ses parents, qui ont longtemps eu peur de se faire expulser d’Allemagne, ont suivi, mercredi, depuis les tribunes du parlement régional, lors de l’élection.

Aminata Touré restera à ce poste pour deux ans et demi environ, jusqu’en 2022, lors des prochaines élections régionales dans sa région.

Avec DW

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Les États-Unis commémorent l’arrivée d’Angela, première esclave africaine

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Ce week-end, les États-Unis commémorent les 400 ans de l’arrivée d’Angela sur le sol américain. Angela est la première esclave officiellement recensée par les colons britanniques. Arrivée par bateau depuis le Ndongo – l’ancien nom de l’Angola -, en 1619, elle a accosté dans l’État de Virginie, où un mémorial est aujourd’hui construit. Baptisé Fort Monroe, il est ce week-end le théâtre de festivités pour rendre hommage à Angela et aux millions d’autres Africains réduits en esclavage.

Les cérémonies de Fort Monroe ont un but précis : célébrer la contribution des Africains réduits en esclavage à la société américaine. Lectures, concerts, conférences… Le programme du week-end est chargé, avec un point culminant dimanche.

« Dimanche sera ce qu’on appelle le Jour de la guérison, explique Terry E. Brown, surintendant du mémorial de Fort Monroe. Nous allons amener une cloche, et nous la ferons sonner à travers tout le pays à 3 heures de l’après-midi. Nous allons la faire sonner pendant 4 minutes. Chaque minute représentera un siècle. »

Terry E. Brown est lui-même un descendant d’esclaves. Sa famille est originaire du Cameroun. Il explique l’importance de rendre hommage aux premiers esclaves américains.

« Ils ont enduré des conditions de vie parmi les plus oppressives qui soient, dit-il. Mais ils ont été capables de se réinventer. Ils n’ont pas fait que survivre à l’esclavage, ils ont créé cette réponse fraîche et vibrante en construisant des familles, des musiques, des langages, de nouvelles formes d’art. Donc nous allons rendre hommage à leur système de valeurs, à leur persévérance et à leur beauté. Je suis honoré de pouvoir le faire. »

Aux États-Unis, l’esclavage aura officiellement duré 246 ans, depuis l’arrivée des premiers esclaves en 1619 jusqu’à son abolition en 1865.

♦ « J’ai découvert mes liens avec le Cameroun »

Terry E. Brown dirige ce lieu de mémoire depuis 2016. Il est le premier Afro-Américain à occuper ce poste, et a découvert il y a peu, grâce à un test ADN, que sa famille a, elle aussi, subi l’esclavage. Il l’a raconté à RFI.

« J’ai toujours voulu en savoir plus sur mon passé, et quand je suis arrivé à Fort Monroe en 2016, que j’ai appris ce qu’il s’était passé ici, j’ai su qu’il fallait que j’en sache plus sur ma propre histoire. Quand j’ai appris que j’avais des liens avec le Cameroun, ça a rendu tout ça tellement spécial. Je me suis assis, et j’ai pleuré parce que c’était tellement émouvant de connaître le parcours de ma famille. Je pouvais enfin commencer à reconstituer le puzzle. »

« Je ne sais pas énormément de choses sur mes ancêtres pour le moment, sauf qu’ils sont arrivés aux États-Unis par les États de Virginie et de Caroline du Nord. C’est intéressant parce que cela veut dire qu’ils sont certainement passés par le Cap Old Comfort, là où se trouve Fort Monroe. Je n’arrête pas de penser :  » Waouh ! Est-ce que mes ancêtres ont pu débarquer ici en 1619 ?  » Je n’en ai aucune idée, mais ça n’a pas d’importance. Ma culture a subi l’esclavage, et je m’en rends compte chaque jour à Fort Monroe. »

Les archéologues sur la trace du propriétaire d’Angela

Arrivée par l’État de Virginie, Angela avait été achetée par le capitaine William Pierce, un riche marchand de plantes. Aujourd’hui, une association d’archéologues, la Jamestown Rediscovery Foundation tente de comprendre la vie d’Angela et de son propriétaire en fouillant le site où ils ont vécu.

En presque deux ans de recherches, l’équipe d’archéologues a mis au jour de nombreux objets de la propriété du colon William Pierce.

« Nous avons trouvé 300 objets qui témoignent du système esclavagiste nord-américain,explique David Givens qui dirige les fouilles. Sur le site, nous avons donc 246 ans d’esclavage sous nos yeux, révélés par l’archéologie. Le site est divisé en plusieurs parties. Il y a un premier site, celui d’Angela, mais nous travaillons aussi sur une plantation du XIXe siècle. »

Le site de fouilles se trouve à Jamestown, à une soixantaine de kilomètres du Cap Old Comfort, là où Angela a posé le pied aux États-Unis en 1619. Pour David Givens, ce travail archéologique ne permet pas uniquement de comprendre le passé des États-Unis.

« Ces fouilles montrent aussi ce que nous sommes, en tant que nation, dit-il. Donc je vais probablement passer le reste de ma carrière à tenter de comprendre pas seulement comment deux cultures, celles des colons et des esclaves, ont fabriqué notre nation, mais comment nous sommes devenus Américains. »

Les fouilles du site sont prévues jusqu’à la fin de l’année 2019.

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