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L’homme qui aurait dû devenir le premier noir africain dans l’espace meurt dans un accident de moto

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Il aurait dû devenir le premier Noir africain dans l’espace. Le Sud-Africain Mandla Maseko est mort dans un accident de moto, a annoncé sa famille dimanche. Il était seulement âgé de 30 ans.

Disc-jockey à temps partiel, il était surnommé « l’afronaute » depuis qu’il avait gagné en 2013 le droit d’effectuer un vol de 103 kilomètres dans l’espace à bord d’un vaisseau spatial américain Lynx Mark. Sélectionné avec 22 autres personnes pour effectuer un voyage d’une heure dans l’espace, il avait battu un million d’autres candidats venus de 75 pays.

Un vol programmé en 2015 puis annulé

Mandla Maseko, originaire de Soshanguve, au nord de la capitale sud-africaine Pretoria, s’était entraîné pendant une semaine à la Kennedy Space Academy, en Floride. Au programme : sauts en chute libre, vols à bord d’avions de combat et résistance à l’accélération.

Le concours était organisé par AXE Apollo Space Academy, et parrainé par la société anglo-néerlandaise Unilever et une entreprise de tourisme spatial, Space Expedition Corporation (SEC). Le vol, programmé en 2015, avait finalement été annulé et devait avoir lieu ultérieurement.

Après Mark Shuttleworth qui, en 2002, avait été le premier Africain blanc à voyager dans l’espace, Mandla Maseko pensait qu’il pourrait inspirer les jeunes Africains, et leur montrer qu’ils pouvaient tout faire », a confié sa manager et amie Sthembile Shabangu au site d’information sud-africain

 News24.

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[VIDÉO] En plein procès, il prend dans ses bras celle qui a tué son frère

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Un moment particulièrement touchant s’est déroulé mercredi à Dallas, quand le frère de la victime d’une ex-policière s’est levé pour prendre dans ses bras celle qui a été condamnée à 10 ans de prison.

• À lire aussi – 10 ans de prison pour une policière blanche qui avait tué son voisin noir

L’ex-policière américaine blanche a été condamnée mercredi à 10 ans de prison pour avoir abattu chez lui, au Texas, en 2018, un voisin noir. Elle avait par la suite affirmé s’être trompée d’appartement.

Amber Guyger, qui venait de terminer son service et portait encore son uniforme, était entrée dans un appartement à l’étage au-dessus du sien le 6 septembre 2018. Dans la pénombre, pensant avoir affaire à un intrus, elle avait ouvert le feu sur le jeune homme de 26 ans, qui était assis sur son canapé et n’était pas armé.

Brandt Jean, 18 ans et frère de la victime, s’est directement adressé à l’ex-policière en cour, pour lui dire qu’il ne souhaitait pas la voir pourrir en prison.

«Je vous aime en tant que personne. Je ne vous souhaite rien de mal», a-t-il déclaré, ému.

Le jeune homme a alors demandé à la juge Tammy Kemp la permission d’enlacer la condamnée.

Brandt Jean a rejoint Amber Guyger sur le plancher du tribunal, puis ils se sont serrés dans les bras l’un de l’autre, offrant aux personnes présentes un moment d’une rare intensité.

L’avocat de l’ex-policière a avoué que la scène était «la chose la plus incroyable qu’il ait vue dans une salle d’audience».

Lors du procès, qui s’est ouvert début septembre, la jeune femme avait expliqué avoir garé sa voiture au mauvais étage, sans se rendre compte de son erreur, puis s’être dirigée vers le mauvais appartement.

Elle soutenait avoir commis une «tragique erreur» de jugement due à une longue journée de travail, disant avoir tiré par «peur de mourir».

L’accusation a également révélé mercredi, avant la délibération du jury, l’existence de messages racistes envoyés à son partenaire quelques mois avant le drame.

Initialement poursuivie pour «homicide involontaire», Amber Guyger avait ensuite été inculpée pour «meurtre». Elle a été licenciée de la police de Dallas, pour laquelle elle travaillait depuis quatre ans.

 

avec JDM

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États-Unis. Une une policière blanche condamnée à 10 ans de prison pour avoir tué son voisin noir

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Une ex-policière américaine Blanche de Dallas, au Texas, qui affirme avoir tué par erreur son voisin noir après s’être trompée d’appartement, a été reconnue coupable du meurtre de l’homme en question, mardi.

Jugée par un tribunal de Dallas, Amber Guyger, 31 ans, avait été reconnue mardi coupable de meurtre sur la victime, Botham Jean.

Elle encourait entre cinq et 99 ans de prison. L’accusation réclamait qu’elle soit condamnée à 28 ans de réclusion, l’âge qu’aurait eu aujourd’hui sa victime.

Après l’énoncé de la sentence, la juge Tammy Kemp est allée enlacer la mère de Botham Jean, Allison, en lui glissant quelques mots à l’oreille. Elle a ensuite brièvement échangé avec la condamnée, qui devait être incarcérée dès sa sortie du tribunal

Au Texas, la peine pour meurtre varie entre 5 et 99 ans de prison. Le jury devrait revenir en cour, mardi après-midi, pour la phase de détermination de la peine.

Les faits liés à cette mort inhabituelle n’ont pas été contestés durant le procès. En septembre 2018, l’accusée s’est rendue au logement de la victime, situé directement au-dessus du sien, et elle a constaté que la porte était déverrouillée.

La femme n’était plus en service, mais portait toujours son uniforme, après un long quart de travail, lorsqu’elle a abattu M. Jean avec son arme de service. L’homme de 26 ans mangeait de la crème glacée avant que l’ex-policière n’entre dans son logement.

M. Jean, qui a grandi dans le pays caribéen de Sainte-Lucie, est arrivé aux États-Unis pour  ses études l’Université et a commencé sa carrière comme comptable.

Sa mort par balle a suscité un fort intérêt en raison des circonstances étranges de l’événement, mais aussi parce qu’il s’agissait d’un nouveau cas d’hommes noirs sans armes abattus par des policiers blancs.

Un homme noir de 26 ans ayant été à l’université, qui a reçu sa formation de comptable, et qui travaillait pour l’une des trois plus grandes firmes comptables du monde… Tout cela ne devrait pas être nécessaire pour que les Américains noirs et basanés obtiennent justice dans ce pays, a déclaré Benjamin Crump, l’un des avocats de la famille Jean.

Me Crump affirme que, désormais, les policiers ne peuvent pas se cacher derrière leur badge, mais ils devront plutôt faire face à la justice pour leurs gestes illégaux.

Le jury qui a présenté un verdict de culpabilité était largement composé de femmes et de gens provenant des minorités culturelles.

Mme Guyger a été arrêtée trois jours après les faits. Elle a par après été congédiée et accusée de meurtre, mais n’a pris publiquement la parole à ce sujet que lors de son témoignage, vendredi dernier.

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Aminata Touré, vice-présidente d’un parlement en Allemagne, une première pour une « Afro-Allemande »

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Aminate Touré est souvent décrite comme combative lors de ses prises de parole

Avec 46 voix sur 69, Aminata Touré est officiellement devenue, depuis ce mercredi 28 août, vice-présidente du Parlement du Land de Schleswig-Holstein, dans le nord de l’Allemagne. Elle est la première Afro-Allemande à occuper ce poste.

Un poste important où la jeune femme de 26 ans arrive avec de nombreuses ambitions et beaucoup de joie, comme elle l’écrit dans le tweet ci-dessous.

Aminata Touré@aminajxx

Danke für die Wahl zur Vizepräsidentin des Landtages Schleswig-Holstein.

Damit bin ich nun die erste afrodeutsche und jüngste Vizepräsidentin.

Ich freue mich auf die nächsten 2,5 Jahre mit dieser neuen zusätzlichen Aufgabe!

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« Pour une société ouverte et égalitaire »

Avec ce poste, Aminata Touré, endosse donc un sacré costume ! En Allemagne, les parlements régionaux prennent des décisions importantes pour la police, les crèches, les universités, les transports…

Née en Allemagne de parents maliens, la jeune femme veut se battre pour une société ouverte et égalitaire. « Quand on regarde les chiffres, ce sont plus de 20% des personnes en Allemagne qui sont issues de l’immigration », insiste-t-elle. « Je pense que quelque chose comme ça doit aussi se retrouver dans la politique parce que sinon certaines réalités de la vie ne seront pas reflétées. »

Allemande ? Malienne ? Les deux !

La vie d’Aminata Touré, son parcours, est un mélange de culture allemande, le pays où elle a grandi, et du Mali, le pays de ses parents et ses racines. « J’ai toujours eu les deux mondes en moi : l’origine de mes parents – le Mali ; et le pays où je vis – l’Allemagne », confie-t-elle. « À un moment donné, je ne voulais plus avoir à me décider pour un des deux pays. Alors j’utilise un terme inventé par un mouvement féministe de femmes noires, ici en Allemagne : Afro-Allemand. »

Schleswig-Holstein Die Grünen Landtagsabgeordnete | Aminata Touré (DW/M.Soric)Aminata Touré est la plus jeune vice-président d’un parlement régional en Allemagne

Sûre d’elle, combative, comme on la décrit souvent dans la presse ou dans le milieu politique, Aminata Touré a étudié la politique et la philosophie. Un stage auprès d’un commissaire aux réfugiés de sa région fini de la convaincre de se lancer en politique. Aujourd’hui elle veut se battre pour que les réfugiés soient mieux et plus vite intégrés. « Je ne pense pas qu’une forme de politique répressive dans le domaine de l’asile amène les gens à se dire : Ok, je ne vais pas fuir en Allemagne, ou dans un autre pays maintenant, parce que la législation est ainsi. La loi ne change rien, la misère est encore là. »

Egalité hommes-femmes

Aminata Touré veut aussi faire avancer l’égalité hommes-femmes en Allemagne et en politique. Elle s’affiche aussi clairement contre l’extrémisme : qu’il s’agisse de l’islamisme ou de l’extrême droite. Le début d’un combat pour la démocratie comme elle le répète souvent. Un combat que ses parents, qui ont longtemps eu peur de se faire expulser d’Allemagne, ont suivi, mercredi, depuis les tribunes du parlement régional, lors de l’élection.

Aminata Touré restera à ce poste pour deux ans et demi environ, jusqu’en 2022, lors des prochaines élections régionales dans sa région.

Avec DW

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